Médaille scientifique Pégase

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La Médaille scientifique Pégase est une distinction honorifique à vocation internationale décernée par le Laboratoire de Recherche sur la Foudre.

Elle récompense un chercheur, une personnalité, une équipe ou un organisme, français ou étranger, dont les travaux, les actions ou l’engagement contribuent de manière remarquable à l’avancement de la recherche scientifique, à sa promotion ou au rayonnement de la culture scientifique.

Par cette distinction, le Laboratoire entend saluer l’excellence, l’engagement et la capacité à faire progresser, transmettre et partager les connaissances, quels que soient la discipline scientifique concernée, le parcours ou la nationalité du lauréat.

La Médaille scientifique Pégase affirme ainsi la volonté du Laboratoire de distinguer, au-delà des frontières, celles et ceux qui œuvrent au service de la science et de sa diffusion auprès de la société.

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Médaille scientifique Pégase 2026

Attribution publiée le 21 juillet 2026.

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Médaille scientifique Pégase 2025
Jean-Guillaume Olette-Pelletier, égyptologue.

Egyptologie de l’Université Paris-Sorbonne-Faculté des Lettres, Jean-Guillaume Olette-Pelletier est spécialiste des divinités égyptiennes des IIe et IIIe millénaires avant J.-C. et des cryptographies hiéroglyphiques. Épigraphiste de terrain dans le temple de Karnak puis dans les tombes royales de Tanis, il est actuellement co-directeur de la mission épigraphique du Ouadi Hammamat. Auteur de nombreuses publications scientifiques et grand public et influenceur des réseaux sociaux sous le pseudonyme "@fregyptologist", il est également chargé d’enseignement en Histoire, en Histoire de l’art de l’Égypte pharaonique et en Théologie à l’Institut Catholique de Paris.
En 2024, lors de la restauration de l’Obélisque de Louxor situé place de la Concorde à Paris, et profitant des échafaudages installés lors de sa restauration en amont des Jeux Olympiques, il a pu accéder au sommet du monument (une première depuis Champollion), Jean-Guillaume Olette-Pelletier a mis au jour sept inscriptions cryptées jusque-là inconnues. Gravées au sommet du monument et conçues comme des crypto-hiéroglyphes tridimensionnels, elles n’étaient visibles que depuis des angles précis, réservés aux élites de l’époque pharaonique. Cette découverte majeure, la première depuis Champollion sur ce monument, éclaire d’un jour nouveau la stratégie de propagande de Ramsès II. 
Dans sa thèse, il a consacré un travail approfondi au dieu Min, divinité ancienne de la force vitale, de la royauté, et associée à la foudre.

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Médaille scientifique Pégase 2020
Chloé NABEDIAN, journaliste, Autrice, présentatrice météo, productrice.

Journaliste spécialisée sur l’environnement et le climat, elle réalise en 2015 des chroniques sur le climat lors du sommet de la COP 21. Elle couvre également plusieurs éditions spéciales pour des événements climatiques et scientifiques majeurs. À partir de janvier 2017, elle commence à développer le Journal météo de France 2. Au-delà du bulletin météo classique et des prévisions, elle met en place une information scientifique sur la météo et le climat. Explications des phénomènes, actualités à l’étranger, informations sur le dérèglement climatique, explications des vigilances, le nouveau journal météo apporte information et pédagogie aux téléspectateurs.

En juillet 2017, elle commence sa collaboration avec les Nations unies auprès de l’Organisation météorologique mondiale qui l’a choisie pour représenter la France dans une grande campagne visant à sensibiliser le public sur le dérèglement climatique. L’information s’articule autour des prévisions pour la ville de Paris en 2100.

Chaque année, elle s’implique auprès du Forum de la météo et du climat qui permet d’échanger auprès de nombreux professionnels du climat et de la météo. Depuis la création de ce forum, mille cinq cents présentateurs météo du monde entier y ont participé. Elle est Vice-Présidente de la Fondation pour la Nature et l'Homme.

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Médaille scientifique Pégase 2017
Alexandre ASTIER, acteur, scénariste, réalisateur, musicien.

Alexandre Astier est notamment connu comme le créateur, auteur, réalisateur, compositeur et interprète principal de "Kaamelott", série télévisée devenue une œuvre cinématographique. Son parcours artistique associe étroitement l’écriture, la réalisation, le jeu et la création musicale.

Passionné par l’astronomie et la culture scientifique, il crée en 2014 "L’Exoconférence ", un spectacle dans lequel il incarne un conférencier confronté aux grandes questions de l’astrophysique. Avec humour et rigueur, il y retrace les principales étapes de l’histoire de l’Univers et aborde notamment la recherche de formes de vie extraterrestre, le paradoxe de Fermi et les limites de nos connaissances. Ce travail de vulgarisation lui vaut, en 2016, le Prix Science en Société de la Société française d’astronomie et d’astrophysique.

En récompensant Alexandre Astier en 2017, le Laboratoire a souhaité saluer sa capacité à transmettre des connaissances scientifiques exigeantes à un très large public, tout en conjuguant pédagogie, esprit critique, humour et création artistique.

L’astéroïde N°236984, découvert en 2008 par l’astronome amateur Patrick Sogorb, porte son nom en hommage à son action en faveur de la diffusion de l’astronomie et de la culture scientifique.

Par arrêté du 12 mars 2019, Alexandre Astier a été nommé au grade d’officier de l’ordre des Arts et des Lettres.

Avant 2015, le Laboratoire décernait deux types de distinctions : le Prix scientifique Pégase et les Médailles d’honneur scientifiques.
En 2015, dans le cadre d’une réorganisation de son dispositif honorifique, le Laboratoire a créé la Médaille scientifique Pégase, conçue comme une distinction à vocation internationale. Le Prix scientifique Pégase a alors été supprimé et remplacé par cette nouvelle médaille, tandis que les Médailles d’honneur scientifiques ont également été supprimées.

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Prix scientifique Pégase 2013
Bernard MILET, astronome (1925-2014).

Bernard Milet, a été astronome professionnel durant “quarante ans et vingt deux jours !” comme il aimait à le dire. Observateur du ciel passionné par la voûte céleste depuis sa plus tendre enfance, il a obtenu son premier poste de chercheur en 1950, d'abord à l'observatoire de la Bouzareah à Alger, où il participe à l'année Géophysique Internationale 1957-1958, et détermine les positions précises de près de 18 000 étoiles à l'aide d'un astrolabe de Danjon. Il est ensuite affecté à l'observatoire de Bordeaux où il établit un catalogue photographique de nébuleuses qui lui vaut d'être Lauréat de l'Institut avec un prix spécial de l'Académie des Sciences.

Puis, membre de l’Union Astronomique Internationale, devenu spécialiste des petits corps du système solaire, il sera pendant plus de 25 ans présent à l'observatoire de Nice où il observe avec un astrographe double dont deux exemplaires seulement existent au monde pour traquer nuit après nuit comètes et astéroïdes (il y réalisera un catalogue de 5000 objets). Vulgarisateur très actif dans le milieu de l’astronomie d’amateur, conférencier, il est fait Chevalier dans l'Ordre National du Mérite et reçoit les Palmes Académiques.

Membre de l’équipe du Laboratoire de Recherche sur la Foudre de 2006 à 2014, il a également rédigé durant plus de 40 années la rubrique Le coin de l'astronome dans les pages du quotidien Nice-Matin.

Bernard Milet a observé dans sa vie 26 éclipses de Soleil, épopée qu'il raconte dans son livre "Mes éclipses et mes voyages en 60 ans d'observations, 1943-2003 ". L'astéroïde N°1630 porte son nom.

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Prix scientifique Pégase 2012
Raymond BLUNDELL, astrophysicien.

Raymond Blundell est un astrophysicien britannique, spécialiste de la radioastronomie millimétrique et submillimétrique, ainsi que de la conception d’instruments destinés à l’observation de l’Univers froid.
Il a dirigé le radio-télescope Submillimeter Array (SMA) au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, d’octobre 2005 à février 2023. Il a également joué un rôle déterminant dans la création du laboratoire des récepteurs submillimétriques et dans le développement de l’astronomie térahertz.

Ses recherches portent notamment sur les techniques d’observation radio à très haute résolution, l’étude des trous noirs supermassifs et de la matière qui évolue dans leur environnement immédiat, ainsi que sur les mesures atmosphériques indispensables aux observations submillimétriques.

Au sein de la collaboration internationale Event Horizon Telescope, Raymond Blundell a contribué aux travaux ayant conduit, en 2019, à la première image d’un trou noir, M87*, puis, en 2022, à la première image de Sagittarius A*, le trou noir supermassif situé au centre de notre galaxie.

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Médaille d'honneur scientifique
Pierre BOURGE, astronome amateur, écrivain et vulgarisateur scientifique (1921-2013).

Pierre Bourge fut l’une des grandes figures de l’astronomie amateur et de la vulgarisation scientifique en France. Autodidacte, observateur, astrophotographe, constructeur d’instruments et pédagogue, il consacra plus de soixante années à rendre l’observation du ciel accessible au plus grand nombre.

En 1945, il fonda avec Jean Chauvet la "Société Astronomique de Normandie". Le bulletin de cette association, intitulé "Le Ciel normand", devint successivement "Le Ciel", "Ciel et Fusées", puis le magazine "Ciel & Espace". Cette dynamique associative est également à l’origine de l’actuelle Association française d’astronomie.

Pierre Bourge fut aussi à l’origine de l’Observatoire astronomique d’Aniane, dans l’Hérault. Il découvrit le site en 1964 et participa à la création de ce centre destiné à accueillir les astronomes amateurs et le grand public, qui ouvrit ses portes en 1976.

Auteur ou coauteur de nombreux ouvrages, il publia notamment, avec Jean Lacroux, le célèbre "À l’affût des étoiles", devenu un ouvrage de référence pour plusieurs générations d’astronomes amateurs. Il conçut également la carte mobile du ciel "Miniciel" ainsi qu’un modèle de télescope équatorial à fourche de 200 millimètres, connu sous le nom de "télescope Pierre Bourge" et reproduit par de nombreux amateurs.

En 1966, la Société Astronomique de France lui décerna sa Médaille commémorative. En 2002, il reçut la Médaille d’or de la Jeunesse et des Sports. L’astéroïde N°13674 fut également nommé en son honneur pour saluer son action en faveur de l’astronomie et de sa diffusion.

Par son œuvre, ses publications, ses instruments et les structures qu’il contribua à créer, Pierre Bourge a profondément marqué l’histoire de l’astronomie amateur française.

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Médaille d'honneur scientifique
Jean-Claude BOURRET, journaliste, grand reporter et écrivain.

Figure marquante de l’information radiophonique et télévisée française, Jean-Claude Bourret commence sa carrière à France Inter en 1967 et devient grand reporter en 1969. Il couvre notamment les déplacements de plusieurs présidents de la République ainsi que les missions Apollo depuis Cap Canaveral.

Lors de la mission Apollo 13, en avril 1970, il annonce que l’accident survenu à bord du vaisseau est dû à l’explosion d’un réservoir d’oxygène situé dans le module de service. Cet événement marque l’un des épisodes les plus remarqués de sa carrière de grand reporter.

En 1973, il participe au lancement de la troisième chaîne couleur de l’ORTF. Il devient ensuite rédacteur en chef et présentateur des journaux télévisés de TF1, puis de La Cinq, avant de poursuivre sa carrière à La Cinquième et à Radio Monte-Carlo. Il compte également parmi les pionniers de l’utilisation, à la télévision française, des cartes météorologiques satellitaires et des prévisions à plusieurs jours.

En mai 1986, à la suite de l’accident nucléaire de Tchernobyl, Jean-Claude Bourret organise sur TF1 un débat réunissant le professeur Pierre Pellerin, directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants, et la physicienne Monique Sené. Au cours de cette émission, il est publiquement confirmé que le panache radioactif issu de l’accident a traversé le territoire français.

Depuis les années 1970, Jean-Claude Bourret consacre également une part importante de son travail journalistique aux phénomènes aérospatiaux non identifiés. À travers ses émissions, ses enquêtes et ses nombreux ouvrages, il recueille des témoignages et donne la parole à des scientifiques, des militaires, des responsables institutionnels et des acteurs de la recherche consacrée aux PAN. Son action a largement contribué à faire connaître cette question auprès du grand public et à encourager le recueil des témoignages.

Il est par ailleurs l’un des cofondateurs, en 1986, du Press Club de France, aux côtés notamment d’Emmanuel de La Taille, de Paul Dubrule et de Gérard Pélisson.

En lui attribuant la médaille d'honneur scientifique, le Laboratoire a souhaité saluer une carrière consacrée à l’information, à l’enquête et à la transmission des connaissances, ainsi que son engagement durable en faveur d’une étude ouverte des phénomènes aérospatiaux inexpliqués.

© Laboratoire de Recherche sur la Foudre 2009 - Site mis à jour le 10/07/2026

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